A Evreux, l’histoire théâtrale commence dans les années 1770. Les acteurs se succèdent à La Comédie. Cette salle, qu’ils louent pour jouer tant bien que mal, est une vraie auberge espagnole !
Une longue période d’incertitude
Joséphine, impératrice répudiée par Napoléon, donne son nom, sans y avoir mis les pieds, au nouveau théâtre qui surgit en 1812. Le projet, ambitieux, s’appuie sur une société d’actionnaires philanthropes. La ville, trop petite, refusant d’entretenir une troupe sédentaire, c’est sous l’autorité des préfets que sont données des représentations de toutes sortes.
En 1820, un certain Corréard invoque la notion de service public pour tenter de rendre le lieu rentable. En vain. La première subvention directe est allouée en 1938 seulement. Le théâtre d’Evreux devient municipal en 1848. Il est confié, dès 1874, à des directeurs nommés annuellement.
La situation évolue avec l’arrivée de Charles Baret à la tête du superbe théâtre à l’italienne qu’Evreux vient de s’offrir. Baret profite d’une période faste pour assurer la bonne gestion du lieu et en améliorer la programmation.
A son départ, en 1929, le ciel s’assombrit avec l’impitoyable concurrence du cinéma. Les collectivités et l’Etat tentent d’enrayer le mal. M. Berlioz devient en 1941 le premier directeur placé sous l’autorité du maire quand ses prédécesseurs bénéficiaient de concessions.
Après la décentralisation
Après guerre, la décentralisation théâtrale joue à plein, régénérant la vie artistique et culturelle dans les régions. Dans ce contexte, Jacques Falguières est nommé en 1979. Reconnu Scène Nationale par l’État en 1991, le théâtre d’Evreux devient, plus qu’un lieu, un territoire où se rencontrent artistes et publics.
Transformé, le nouveau théâtre d’Evreux réouvrira bientôt ses portes.
L’histoire continue !