Dépli et Last Room
Thierry Fournier | Pierre Carniaux
En partenariat avec les lundis de l’Etna
DEPLI, cinéma jouable
Installation cinématographique interactive
de Thierry Fournier
LAST ROOM de Pierre Carniaux (2010)
France 1h14 vostf
Avec Shimpei Yamada, Satoko Abe, Yohei Kobayashi
DEPLI de Thierry Fournier
de 17h à 19h30
Dépli est une installation cinématographique interactive proposant aux spectateurs de naviguer dans les plans et la temporalité d’un film,
par l’intermédiaire d’une interface tactile multitouch disposée au centre de la salle.
Un dispositif de « cinéma jouable », qui s’éprouve comme le parcours d’un corps et d’un regard dans le film : glissements entre les rushes, mélanges, sens et vitesse de lecture, arrêts sur image…
Par son geste, le spectateur investit, transforme et joue les opérations initialement dévolues à la production cinématographique.
Tourné au Japon par Pierre Carniaux, le film Last Room associe fiction et documentaire, en explorant les liens entre narrations individuelles,
parcours dans le paysage et histoire collective. Le projet Dépli poursuit les recherches de Thierry Fournier sur la mise en jeu et l’implication du corps du spectateur dans sa relation aux œuvres.
Dépli et Last Room partagent les mêmes rushes pour inventer deux formes complémentaires : un dyptique, formé par un film et une installation interactive.
En présence de Thierry Fournier
Suivi de
LAST ROOM de Pierre Carniaux
20H inédit en salle
Un poème noir. Au Japon, un labyrinthe de chambres d’hôtel. Des êtres humains, seuls, interrogent leurs destinées.
Du flot des paroles surgit un cauchemar bien réel... Une île en ruine, ravagée par l’homme, la nature et le temps.
Il y est question du Japon, et de ses zones d’ombre, comme si cette île était peuplée de fantômes, comme si ce continent miniature était rêvé à haute voix par des habitants désillusionnés, qui préfèrent se réfugier dans la nuit.
« Poème noir », nous dit lapidairement Carniaux de son film,
mais d’un noir alors qui sait à chaque vers retourner de nouvelles profondeurs, et s’inventer de bien surprenants miroitements de surface. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille)
On y entend, prenant forme et structure de façon ouverte, les témoignages de plusieurs personnes, filmées dans les minuscules chambres d’un hôtel « capsule » ou d’un « love hotel ». (…)
Et puis surtout, des plans muets, sonorisés comme en songe. Au début, on ne sait pas ce qu’on voit. C’est à chaque fois comme la naissance du monde, ou de la vision.
Tragédies minimales des débuts, faux pas du discours, corps alignés contre un mur en attente de sens. Un questionnement modeste et nécessaire : quelles histoires se racontent ceux qu’on filme, comment se transmettent les fictions intimes ? (Eric Loret, Libération)
Séance suivie d’une rencontre avec Pierre Carniaux, Matthieu Carniaux et Thierry Fournier