Le Cheval de Turin
de Bela Tarr
Carte blanche Ciné + | Soirée d’ouverture du Ciné-Scènes
LE CHEVAL DE TURIN
de Bela Tarr (2011)
France, Suisse, Hongie, Allemagne 2h26 vostf
avec Miroslav Krobot, Erika Bot, Volker Spengler
Le 3 janvier 1889 à Turin, Nietzsche enlaça un cheval d’attelage épuisé puis perdit la raison.
Le cheval du film est à l’agonie. Il appartient à un paysan hongrois qui vit dans une maison isolée avec une jeune femme.
Dehors souffle un vent de fin du monde… C’est le début de six journées qui sont comme une création du monde à l’envers, une marche vers le néant.
Grand Prix du Jury, Festival de Berlin 2011
Composé d’une trentaine de plans, épuré à l’extrême, et d’une infinie noirceur, "Le Cheval de Turin" est le film le plus simple et le plus lisible de Bela Tarr.
Son cinéma a pu inhiber à force d’être impressionnant, et le cinéaste lui-même aimait cultiver une certaine image d’irréductible, qui aujourd’hui s’effrite. Car c’est fini.
"Le Cheval de Turin" est le dernier film de Béla Tarr. Funestement, par dernier, il faut entendre l’ultime. « It’s done. », aime-t-il à répéter, un léger sourire aux lèvres. (Arte)
C’est comme regarder un portrait de Rembrandt ou une nature morte de Van Gogh, il devient possible de pénétrer dans le tableau, de l’habiter, de l’investir d’une rêverie sensuelle, personnelle, sans limite.
Parce que dans chacune de ces images il y a l’univers – comme dans toute véritable image, mais les véritables images sont rares, alors que les imageries sont légion. (Jean-Michel Frodon)
Séance suivie d’une rencontre avec le chorégraphe Pal Frenak